Le vieux nègre et la médaille
De Ferdinand Oyono
Paru le : 10/03/2005
Editeur : 10 X 18
Collection : Francais
ISBN : 2264038349
EAN : 9782264038340
Nb. de pages :
Poids : 132 g
Dimensions : 11cm x 17.8cm x 1.3cm
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Romans
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Prix éditeur : 6.00 €
Prix deslivres : 5.70 € (-5%, Maximum legal autorisé)Loi Lang sur le prix unique du livre
du 10 juillet 1981
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du 10 juillet 1981
Quatrième de couverture
« Rangeons le livre au nombre de ces ouvrages précieux dans lesquels l'homme bafoué et meurtri apprend comment on passe du ressentiment et de la colère à la lutte pour la justice. »Les Lettres françaises
« Ferdinand Oyono s'attaque au bon vieux contraste noir et blanc avec une vigueur sympathique et un sourire intelligemment désinvolte. »
Le Canard enchaîné
« Cette verve comique soutenue par un réalisme intense... Une lumière crue et impitoyable met à nu les contradictions entre les paroles doucereuses des Blancs et leur comportement réel. »
Présence africaine
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Extrait du livre
Il réalisa qu'il était dans une situation étrange. Ni son grand-père, ni son père, ni aucun membre de son immense famille ne s'étaient trouvés placés, comme lui, dans un cercle de chaux, entre deux mondes, le sien et celui de ceux qu'on avait d'abord appelés les “fantômes” quand ils étaient arrivés au pays. Lui, il ne se trouvait ni avec les siens ni avec les autres. Il se demanda ce qu'il faisait là. Il aurait bien pu attendre avec Kelara qui était sûrement dans la foule qui piaillait derrière lui et on l'aurait appelé pour lui donner la médaille quand le Chef des Blancs aurait été là. Mais quelle drôle d'idée avait eu le Chef des Blancs de Doum de le placer dans un cercle de chaux ! Voilà une heure qu'il était là, et peut-être même plus. Le grand chef des Blancs n'était toujours pas là.Haut de page
Présentation de : Ferdinand Oyono
Né en 1929 à Ebolowa, dans la Province du Sud Cameroun, Ferdinand Léopold Oyono poursuit au lycée de Provins, en France, des études commencées au lycée de Yaoundé. Il réussit ensuite des études supérieures de droit à la Sorbonne avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA) de Paris en section diplomatique.Il débute en 1959 une brillante carrière de haut fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers postes (auprès des Nations unies à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en Scandinavie…). À partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.
Œuvre [modifier]
À la fin des années 50, Ferdinand Léopold Oyono publie en langue française trois romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l'époque coloniale et qui, mettant en cause aussi bien l'administration que la police ou l'Église des missionnaires, feront scandale dans cette période de décolonisation.
Une vie de boy, publié en 1956, est centré sur le personnage de Joseph, boy instruit placé chez le commandant d'un district de la colonie française. Le roman dénonce les pratiques autoritaires de la colonisation et au-delà, la négation de l'humanité des colonisés à qui on ne pardonne pas de quitter leur place en découvrant l'envers du décor des maîtres blancs. La place faite à la frustration sexuelle de Joseph vis-à-vis de sa patronne blanche et les turpitudes intimes de celle-ci offrent par ailleurs une approche renouvelée du problème colonial.
Le vieux nègre et la médaille, publié en 1956, se concentre sur la date symbolique du 14 juillet, fêtée dans un district éloigné. Ce jour-là, Meka, qui a donné du terrain aux missionnaires pour leur église et dont les deux fils sont morts à la guerre, est d'abord heureux d'être honoré par une médaille de reconnaissance de la France, à laquelle tous ses proches applaudissent. En deux jours, après une cérémonie qui tourne au grand guignol et une nuit d'humiliation, le vieil homme prend conscience que ce 14 juillet n'est en fait qu'une mise en scène hypocrite des pouvoirs coloniaux qui parlent d'amitié en maintenant une stricte exclusion des colonisés. La solidarité africaine qui l'entoure à la fin du roman constitue un contrepoint politique et, avec la fierté retrouvée du peuple colonisé, une réponse à la colonisation des Blancs.
Chemin d'Europe, publié en 1960, raconte quant à lui l'exploration plus ou moins chaotique du monde des Blancs dans une bourgade africaine par un jeune homme qui veut se couper des ses racines et rêve d'Europe malgré les mises en garde de son père.
Ces œuvres qui associent des registres variés, avec des pages drôles ou grinçantes ou émouvantes, ont marqué les esprits dans cette période où s'esquisse la décolonisation et Ferdinand Oyono n'a pas exploré d'autres sujets en cessant d'écrire des romans depuis 1960.
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