Un mal sans remède
De Antonio Caballero
Paru le : 13/08/2009
Editeur : Belfond
Collection :
Rubrique : Romans
ISBN : 2714444830
EAN : 9782714444837
Nb. de pages :
Poids : 635 g
Dimensions : 14.3cm x 22.8cm x 3.9cm
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Quatrième de couverture
Fils de bonne famille vivant des rentes de sa mère, résistant obstinément au désir d'enfant de sa compagne, sourd aux appels pressants de ses amis lénino-trotskistes qui l'exhortent à l'engagement, Ignacio n'a d'autre ambition que d'achever la grande oeuvre qu'il porte en lui, si possible sans avoir à se lever de son lit. Un soir, une dispute le force à quitter sa chambre et le précipite dans les rues de la ville. Commence alors une errance qui va l'exposer à toutes les situations qu'il s'était si bien employé à éviter...Ignacio Escobar finira par écrire son grand poème. Mais la réalité, plus forte, le détruira.
La vie est un mal sans remède.
Odyssée fellinienne à l'humour ravageur, portrait au vitriol de la société colombienne, réflexion magistrale sur le rôle de l'écrivain, Un mal sans remède retrace les aventures d'Ignacio Escobar, poète frustré, dans le Bogotá des années 1960. Porté par une formidable énergie romanesque, un livre-culte salué par Gabriel García Márquez et Fernando Vallejo.
Dans la presse
« Je n'aurais jamais cru qu'en plus de tous ses talents, il avait celui d'écrire un roman. C'est Antonio Caballero lui-même qui me conforta dans ce soupçon il y a cinq ans environ, lorsqu'il me demanda, après pas mal de verres, et la voix épuisée, comment on fait pour écrire un roman de plus de soixante-dix pages. Je crois lui avoir répondu que cela ne me préoccupait absolument pas, car mon problème à moi, c'était justement le contraire : comment écrire des romans idéaux de moins de soixante-dix pages, dans le genre de Lazarillo de Tormes, de L'Étranger, de Camus, du Vieil homme et la mer, d'Hemingway, ou de L'Amant, de Marguerite Duras, et de tant d'autres, de tant de romanciers longs. Comme tout bon écrivain, Antonio Caballero ne fit pas le moindre cas de ce que je lui disais, et un jour il vint me trouver avec l'original de ce qui est, peut-être, le plus long roman de la littérature colombienne : Un mal sans remède. Le jeune caricaturiste avait résisté à l'épreuve mortelle des six cent pages, et il l'avait fait avec la même maestria que dans ses autres activités d'artiste polymorphe. »
Gabriel García Márquez
« Lucide, intelligent, profond, émaillé de références littéraires, musicales, Un mal sans remède est un roman magistral, à l'humour ravageur et désespéré, salué par Fernando Vallejo et Gabriel Garcia Marques. »
Juillac, Le Télégramme
« Superbement construit, Un mal sans remède est une oeuvre sur le malentendu, dotée d'un humour qui secoue le lecteur, un sens de la caricature qui tord le cou au réalisme en restant corrosif. Escobar, l'antihéros par excellence, voudrait comprendre l'inertie qui le rend désinvolte, mais il reste une ombre dans une ville fantôme et finira comme le taureau dans l'arène, chargeant le vent au lieu de tuer le picador, agonisant devant une foule pantelante. »
Télérama, Christine Ferniot
« Avec Un mal sans remède, qu'il a mis douze ans à écrire, [Antonio Caballero] se place parmi les plus grands. »
Le Canard Enchaîné, André Rollin
« Le colombien Antonio Caballero malmène son héros avec une délectation teintée de mélancolie dans cette fascinante fable tragicomique. Ce face-à-face inégal entre un monde hostile et un antihéros dépassé, conté avec un humour à froid implacable, n'est pas sans évoquer certains récits de Camus. »
Sophie Pujas, Le Point.fr
« Un époustouflant roman, baroque, truculent, et d'une rare ambition. De ceux qui vous capturent et vous restituent le monde en quelques centaines de pages.»
Alexis Liebaert, Marianne
« [...], ce roman captivant ressemble à ce qu'aurait peut-être écrit Roberto Bolano s'il s'était mis en tête de faire pour Bogotá ce que James Joyce a fait pour Dublin: un puzzle tentaculaire innervé par l'idée de création poétique, une vaste farce où se téléscopent les solitudes.»
Bernard Quiriny, Le Magazine Littéraire
« Un récit halluciné et grinçant, situé dans les années 1970, où l'on saute de bouges en lupanars de luxe fréquentés par les colonels, de manifestations politiques en discussions révolutionnaires et oiseuses. Un rythme vertigineux soutenu par des dialogues finement ciselés, et où surgit la salsa enjouée de Rubén Blades et d'Hector Lavoe, et les Chansons espagnoles antiennes de Garcia Lorca.»
Thierry Clermont, Le Figaro littéraire
« C'est un roman incroyablement ample et débridé, une vaste fresque politique et satirique de la Colombie des années 1970 et 1980, et un portrait au vitriol de la haute société colombienne à travers les pérégrinations d'Escobar, poète raté et jeune bourgeois désoeuvré. [...] Un texte desenchanté et fascinant. [...] Incontesable découverte étrangère de cette rentrée littéraire. »
Vincent Chanson, Chronic'art
« Il y a du John Fante dans Antonio Caballero - une façon à la fois lyrique, comique et désespérée de mettre en scène son anti-héros. »
Philippe Chevilley, Les Echos
« La lucidité de l'auteur, son sens des dialogues, son ironie décapante, en font, le temps aidant, une grande fresque baroque à l'usage des générationsperdues. »
Philippe Nourry, Valeurs Actuelles
« Un mal sans remède, roman sur "la difficulté d'écrire un poème", roman poème sur la difficulté de se sentir en vie, irradie par sa profondeur et ses phrases sublimes, absurdes.»
Muriel Mandine, Ouest-France
« Ses dialogues ciselés sont aussi absurdes que grandioses. Enorme, on vous dit. »
Etienne Ducroc, Technikart
Présentation de l'auteur

Un mal sans remède, chef-d’œuvre né de douze années de travail, a révélé Antonio Caballero comme un écrivain majeur de la littérature latino-américaine de ces vingt-cinq dernières années. Né en 1945, Antonio Caballero a habité en Espagne, en France, en Angleterre, en Italie, et vit depuis trois ans à Bogotá. Célèbre en Colombie pour ses dessins satiriques, il est également chroniqueur de tauromachie au journal El Tiempo, et surtout journaliste. Il a notamment travaillé pour l’Agence France-Presse, pour El País et pour Cambio 16, créé en Espagne en 1975 à la mort de Franco. Il a également fondé et dirigé la revue colombienne de gauche Alternativa.
Parlant parfaitement français, voici ce que l’auteur nous dit de son livre.
« C’est un roman sur la difficulté d’écrire un poème. À l’âge de 31 ans, Ignacio Escobar, poète fainéant, découvre qu’il lui est impossible – ou du moins très difficile – d’écrire la grande œuvre qu’il sent avoir en lui. Il pourrait le faire. Mais, voilà, il n’y arrive pas. Trop de choses l’en empêchent : sa femme (qui, d’ailleurs, le quitte dès les premières pages), les femmes, sa mère, les autres, la vie tout autour de lui, la confusion de la ville où il vit (Bogotá, dans les années 60), l’illusion de la révolution, la paresse, l’ennui, et ceci, et cela, et puis tout, quoi. Après beaucoup d’efforts, il finit par réussir à écrire un long poème. Mais aussitôt la réalité, plus forte, le détruit. Le poème est le résumé symbolique de l’action du roman, tout comme le roman est le commentaire du poème.
C’est un roman sur la difficulté d’écrire un poème. Donc, sur la difficulté de dire la vérité. »
Si Antonio Caballero a lui-même mis plus dix ans à écrire ce roman, c’est qu’il était convaincu de ne pas être pressé. « C’est pourquoi je pouvais le laisser en sachant que j’y reviendrai. J’ai toujours eu le sens de l’immortalité, je ne croyais pas que j’allais mourir... Un peu comme mon personnage, qui veut écrire un poème, je savais que j’avais besoin d’écrire ce roman. Il y a certaines choses qu’on ne choisit pas : si je n’avais pas écrit, il m’aurait manqué quelque chose. »
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Si le paradis existe, qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise le jour de votre mort ?
Ah, non, pas ça, par pitié !
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