BHL, Moravia, Ozon, d’Almeida...
Bernard-Henri Lévy revient en beauté ce mois-ci : avec un livre de philosophie, De la guerre en philosophie, et deux pavés passionnants – Pièces d’identité – titre donné, écrit BHL dans sa préface, en référence aux premières lignes d’Ecce Homo. Ces deux derniers livres sont des recueils de chroniques écrites ici et là, à l’exception de celles du Point : celles du New York Times, du Frankfurter Allgemeine Zeitung, du Monde des livres, de Transfuge (voir son interview sur Kundera dans le numéro 29), de revues branchées comme Purple, et des textes pointus, issus de conférences de l’Institut d’études levinassiennes. Fidèle à son programme d’intellectuel médiatique, il y est question de tout : philosophie, art contemporain, politique et littérature. C’est évidemment sur la littérature que nous avons interviewé BHL, qui pense comme Mallarmé que « le monde est fait pour aboutir à un beau livre ». Nous avons parlé de sa rencontre avec Norman Mailer, et ce qu’il en a appris sur la vieillesse d’un intellectuel ; de son meilleur livre qui revisite avec intelligence la figure de Sartre, en ces temps où l’on ne jure que par Camus ; du rapport qu’il existe entre littérature et Talmud, sur lequel BHL écrit un texte puissant ; de sa conception de la littérature, bien sûr, très engagée, nourrie d’approches biographiques, nourrie de romans à idées comme ceux, par exemple, d’Alberto Moravia, dont il juge l’oeuvre et la vie extraordinaires : homme à femmes, engagé – malgré lui – dans le front antifasciste, européen convaincu, irrévérent, scandaleux.
Vincent Jaury, extrait de l'édito du numéro de fevrier 2010 de Transfuge
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le grand entretien
Bernard-Henri Lévy Le philosophe fait paraître Pièces d’identité, recueil de chroniques et d’interventions depuis 2004. Pour Transfuge, il s’exprime sur la littérature.
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le dossier
Alberto Moravia
à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort, Transfuge consacre son dossier à Alberto Moravia, l’un des plus grands écrivains italiens contemporains.
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